Histoire de la foi bahá’íe en Tunisie








Depuis la révélation des enseignements de Bahá’u’lláh sur la terre tunisienne en 1921, les bahá’ís de Tunisie ont embrassé une vision intégrée fondée sur la conviction que la libération de l’esprit humain est la clé du progrès social. Ils ont œuvré à affranchir la pensée des chaînes du fanatisme, à éveiller les potentiels créatifs en chaque individu, et à orienter les capacités vers le service à la société. Ils croient fermement que le véritable progrès réside dans l’union du développement matériel et de l’élévation spirituelle.
Dans un contexte de profondes mutations sociales, les Tunisiens marchent aujourd’hui sur le « chemin du service » — un chemin qui unit sans diviser, qui construit sans exclure, et qui accueille la diversité dans un esprit d’unité. Ce sentier a ouvert de nouvelles perspectives de progrès et appartient désormais à tous, indépendamment de leurs croyances ou origines.
Les bahá’ís invitent leurs concitoyens à des espaces de dialogue nourris par des valeurs humaines communes, et à des projets communautaires qui harmonisent l’expression individuelle avec le don collectif. Ils considèrent chaque citoyen comme un partenaire essentiel dans l’édification d’une société fondée sur l’amour et la justice, où la diversité est source de richesse et de force.
Ce parcours, initié par les premiers pionniers, continue de croître et de se ramifier tel un arbre noble, enraciné dans la terre et dont les branches s’élèvent vers le ciel, portant des fruits de valeurs humaines qui élèvent la société vers l’unité et la paix. C’est un héritage vivant que les bahá’ís de Tunisie perpétuent avec fierté, fidélité à leur spiritualité, et amour pour leur patrie.
Figures marquantes de la foi bahá’íe en Tunisie
Muḥyī al-Dīn Ṣabrī al-Kurdī
À l’automne 1921, deux jeunes hommes croisent à Tunis un homme digne et élégant, qu’ils prennent pour un cheikh d’al-Azhar.
Il se présente comme Muḥyī al-Dīn Ṣabrī al-Kurdī, tout juste arrivé d’Égypte, porteur d’un message spirituel. Il les invite à s’asseoir sous les arbres pour leur parler de la foi bahá’íe et de Bahá’u’lláh, ainsi que de ‘Abdu’l-Bahá, son fils et successeur, qui l’a personnellement envoyé en Tunisie.
Abd al-Ḥamīd al-Khamīrī et Aḥmad Wahbī Kasrawi
Ces deux jeunes, ‘Abd al-Ḥamīd al-Khamīrī et Aḥmad Wahbī Kasrawī, deviennent les premiers croyants bahá’ís tunisiens. Touchés par la sagesse et la compassion de Muḥyī al-Dīn, ils assistent régulièrement à ses rencontres spirituelles.
‘Abd al-Ḥamīd, né en 1906 dans une famille amazighe, grandit dans un environnement islamique traditionnel. À 15 ans, il découvre la foi bahá’íe et s’y engage avec ferveur.
Abd al-Ḥamīd al-Khamīrī
Abd al-Hamid al-Khamiri naquit à Tunis en 1906, au sein d’une famille amazighe. Il grandit dans un environnement musulman traditionnel, et son enfance se déroula comme celle de la plupart de ses contemporains.
En 1921, alors qu’il n’avait pas encore quinze ans, ‘Abd al-Hamid fit la rencontre, en compagnie de son ami Muhammad Wahbi Ksraoui, de Muḥyi al-Dīn Ṣabrī dans le centre de Tunis. Ce dernier leur présenta la Foi bahá’íe. Profondément touchés par la sagesse et la bienveillance de Muḥyi al-Dīn, les deux jeunes hommes commencèrent à assister régulièrement aux réunions qu’il tenait chaque soir avec des chercheurs de vérité. Peu de temps après, ‘Abd al-Hamid et son ami Wahbi Ksraoui devinrent les premiers croyants bahá’ís de Tunisie.
Abd al-Hamid al-Khamiri naquit à Tunis en 1906, au sein d’une famille amazighe. Il grandit dans un environnement musulman traditionnel, et son enfance se déroula comme celle de la plupart de ses contemporains.
En 1921, alors qu’il n’avait pas encore quinze ans, ‘Abd al-Hamid fit la rencontre, en compagnie de son ami Muhammad Wahbi Ksraoui, de Muḥyi al-Dīn Ṣabrī dans le centre de Tunis. Ce dernier leur présenta la Foi bahá’íe. Profondément touchés par la sagesse et la bienveillance de Muḥyi al-Dīn, les deux jeunes hommes commencèrent à assister régulièrement aux réunions qu’il tenait chaque soir avec des chercheurs de vérité. Peu de temps après, ‘Abd al-Hamid et son ami Wahbi Ksraoui devinrent les premiers croyants bahá’ís de Tunisie.
Aḥmad Wahbī Kasrawi
D’après les photographies prises à l’époque de sa rencontre avec Muḥyi al-Dīn al-Kurdī, Muḥammad Wahbi Ksraoui apparaît comme un jeune homme du même âge qu’‘Abd al-Hamid al-Khamiri, bien que, jusqu’à ce jour, nous ne connaissions ni la date exacte de sa naissance ni celle de son décès.
Sa famille est originaire du village amazigh de Kesra, situé dans le nord-ouest de la Tunisie. De nombreux habitants du village se souviennent qu’un de leurs ancêtres aurait émigré vers la Syrie, où il se serait marié. Certains affirment même connaître leurs “cousins syriens”, appartenant à la communauté bahá’íe de Syrie.
D’après les photographies prises à l’époque de sa rencontre avec Muḥyi al-Dīn al-Kurdī, Muḥammad Wahbi Ksraoui apparaît comme un jeune homme du même âge qu’‘Abd al-Hamid al-Khamiri, bien que, jusqu’à ce jour, nous ne connaissions ni la date exacte de sa naissance ni celle de son décès.
Sa famille est originaire du village amazigh de Kesra, situé dans le nord-ouest de la Tunisie. De nombreux habitants du village se souviennent qu’un de leurs ancêtres aurait émigré vers la Syrie, où il se serait marié. Certains affirment même connaître leurs “cousins syriens”, appartenant à la communauté bahá’íe de Syrie.
عبد العزيز الحيوني
Fonctionnaire cultivé, probablement au ministère de l’Agriculture, ‘Abd al-‘Azīz al-Ḥayyūnī embrasse la foi en 1921.
Il fréquente les cercles réformateurs et les diplômés de la Sadikiya. Il nomme l’un de ses fils ‘Abdu’l-Bahá ‘Abbās, en hommage au Centre de l’Alliance bahá’íe.
Son domicile devient un lieu d’accueil pour les réunions bahá’íes, notamment lors de l’arrivée des pionniers en 1953.
Belḥasan Ben Chadli Ben Muḥammad Ben al-Ḥaṭṭāb
Poète et archiviste au gouvernement, Belḥasan Ben Chadli Ben Muḥammad Ben al-Ḥaṭṭāb (1906–1965) évolue dans un milieu artistique et intellectuel.
Il écrit pour les chanteuses Salīḥa et Ḥasība Rushdī, et participe à la fondation de l’ensemble musical al-Rashīdiyya. Il emmène régulièrement ses enfants aux réunions bahá’íes chez la famille Bouchoucha.
Muṣṭafā Bouchoucha
Photographe et ami du président Bourguiba, Muṣṭafā Bouchoucha (1900–1969) devient bahá’í en 1922.
Il consacre près de cinquante ans à la foi, incarnant ses principes avec chaleur et intelligence. Sa participation à des émissions télévisées lui vaut l’affection du public.
À sa mort, sa famille obtient un permis d’inhumation bahá’í grâce au soutien des autorités. La Maison Universelle de Justice adresse ses condoléances et ses prières pour l’élévation de son âme.
Depuis ces premiers pas, de nombreux Tunisiens ont embrassé la foi bahá’íe et partagé son message sacré avec leurs proches. Aujourd’hui encore, les bahá’ís de Tunisie s’engagent activement dans la vie sociale, contribuant à l’édification d’une civilisation mondiale fondée sur l’harmonie entre progrès spirituel et matériel. Ils sont pleinement intégrés dans le tissu de leur société, animés par l’amour du service et la fidélité à leurs principes
